Votre mariage entraîne, par défaut, une imposition commune. Une séparation ou un divorce y met fin et fait naître deux déclarations distinctes. Cette bascule surprend beaucoup de gens, parce qu’elle ne suit pas le calendrier de la procédure.
Le principe : une imposition séparée dès le changement de situation
Dès l’année où intervient votre divorce, votre séparation de corps ou une rupture de vie commune constatée, vous déclarez vos seuls revenus personnels de l’année. Ce principe s’applique que votre procédure soit encore en cours ou déjà terminée à la fin de l’année concernée.
Une question de date, et elle est propre à votre situation
L’année exacte à partir de laquelle votre déclaration devient distincte dépend de la date retenue pour la rupture, qui n’est pas toujours celle du jugement définitif. L’administration fiscale la précise au cas par cas, sur la base de vos justificatifs. Ne devinez pas.
Ce que ça change dans votre budget
Vous déclarez vos revenus, vous pouvez prétendre à vos propres parts fiscales selon votre situation familiale après la rupture, enfants à charge compris, et vous devenez seul responsable de votre imposition, sans solidarité de principe pour l’avenir sur les revenus postérieurs à la séparation.
La prestation compensatoire a son propre régime
Elle ne se traite pas comme le reste de votre déclaration : selon qu’elle est versée en capital ou en rente, elle ouvre une réduction d’impôt ou suit le régime des pensions alimentaires. C’est un vrai levier de négociation, détaillé sur la page qui lui est consacrée.
Ce que cette page ne fait pas
Elle ne calcule aucun montant d’impôt et ne remplace aucune vérification. Les règles précises, année de référence exacte, quotient familial, cas particuliers, se vérifient auprès de l’administration fiscale sur impots.gouv.fr ou avec un professionnel, au regard de votre situation réelle.